A plusieures reprises depuis que je suis parti, a la lecture de mes aventures, ma mere m'a ecrit que je devais avoir une bonne etoile qui veille sur moi. Au milieu de la brousse de nouvelle caledonie, a plusieurs dizaines de kilometres de la moindre habitation et par une soiree etoilee, j'ai cherche cette etoile qui pendant mes 10 jours caledoniens, a du briller plus fort que jamais.
Mais commencons par le debut. Samedi 24 fevrier, 5h du mat, apres une nuit d'un sommeil intermitant sur un banc de l'aeroport d'Auckland et apres avoir abandonne ma tendre et chere voiture sur un trottoir comme un mal propre, j'enregistre mes bagages pour le vol NZ873 a destination de Tontouta International. 9 heures du mat heure locale, de retour en territoire francais apres plus d'11 mois d'absence, j'apprecie qu'on me nettoie ma tente et mes boots a la douane, et pare pour de nouvelles aventures, on me lache dans cette jungle hostile et inconnue.
Des les premieres minutes, c'est la langue qui me frappe, tout le monde parle francais autour de moi, et qu'on le veuille ou non, ca fait tres bizarre. Pendant toute cette derniere annee, entendre du francais avait tendence a me faire tendre l'oreille, et maintenant je comprend toutes les conversations avoisinantes sans meme le vouloir, comme si on me parlait dans ma tete une langue bien trop familiere. La navette m'amene gentillement au centre ville et c'est un monde francais enpris des traditions du pacifique que je decouvre. Une peugeot 107, une Logan, des voitures francaises encore jamais vues, un super U, une pub pour du fromage francais, une hutte kanak, un melting pot culturel dans les rues... pas de doute, je suis en France, une France avec un gout de Mojito dans la bouche!
Arrive a l'auberge de jeunesse, je rencontre Guillaume, arrive depuis quelques semaines sur Noumea depuis l'australie ou il a passe 2 ans, et directement une complicite ne des experiences plus ou mons similaires qu'on a pu vivre. Il est barman dans un des bars les plus populaires de Noumea, la Bodega. Forcement, on est le 24 fevrier, c'est samedi, et ce soir ca va etre la chouille geante. Je sors visiter la ville, marche jusqu'a l'Anse Vata, la grande plage de Noumea, regarde les jeunes travailler leurs sauts en kite surf, la mer est chaude, le sable aussi, je sors en maillot et vais faire trempete.
Fevrier / Mars sont les mois les plus chauds et humides ici, et se mettre au soleil 5 minutes te fais suer 2 litres d'eau. La mer est le seul endroit rafraichissant et j'apprecie le moment, cette eau turquoise, ce ciel bleu, et l'idee d'une semaine d'aventure qui s'annonce. Sorti de l'eau, je rencontre Dolores, infirmiere de son etat, super sympa, et qui travaille son bronzage a cote de moi. On sympatise rapidement, puis un ami a elle, Jacques, arrive a l'improviste. On discute un long moment puis on se donne rendez vous le soir meme a la Bodega pour prendre un verre. La soiree s'annonce bien.
La bodega, c'est le bar comme on le reve! Au milieu de la plage de l'Anse Vata, sable et cocotier, c'est le bar sur pilotis au dessus de l'eau, dans une sorte de batiment en bois et toit en paille, le bar des tropiques, l'endroit reve pour boire un bon ruhm! 10 heures, on s'y retrouve, et on traverse la foule direction le bar, le band joue une musique rock bien de chez nous. Je reconnais d'autres tetes de l'auberge de jeunesse, salue a droite a gauche, Guillaume arrive et m'offre un shot de vodka passion, me dis un "bienvenue en Nouvelle Caledonie", je leve mon verre et le repose vide, boisson magique, la soiree est lancee! Le shot suivant est au ruhm local, les pulsions cardiaques s'alignent petit a petit a celles de la musique, le corps commence a bouger inconsciemment, on refait le monde et le temps s'envolle... On sors et on bouge au Corto Maltese, boite juste a cote, sur pilotis egalement, Dolores connait le DJ, on danse, sel, tequila, citron, danse. Je sors 2 minutes pour me retrouver sur le deck, les poissons tropicaux s'agitent sous moi par action de la lumiere, l'eau est plus turquoise que jamais, j'appercois un poulpe qui chasse, je me retourne, ca danse sur la piste et ca boit au bar, je souris, j'hallucine et j'y retourne pour un autre round. Puis on va au Barberousse, boite zouc locale, les kanaks y sont rois et bougent leurs corps a l'unison. On s'y essaie et on imite gauchement les locaux, on se fout de tout et on y va. Il est deja 3 heures du mat, on rentre au centre ville, chacun chez soi, des images plein la tete.
Dimanche matin, reveil tete dans le cul, mais guillaume me dit que les supermarche ferment l'apres midi et qu'il faut y aller. En mode zombie, un oeil regardant en haut a droite et l'autre sorti de son orbite, le ruhm encore dissous dans le sang, j'arrive au supermarche. Le rayon fromage est le plus grand que j'ai vu en une annee, ca sent incroyablement bon, y a du vieu saucisson, vive la france. J'achete mon pack de survie (un pack de pates et un autre pack de pates) et ressors. Une lessive et un repas plus loin, je sieste dans ma chambre quand Anne Sophie et Melanie me tirent du lit, direction la plage, ou on se retrouvent a une 15aine a jouer au tarot et a regarder les poissons tropicaux dans la baie. Le ptit punch est de sortie, le sable est blanc, la mer turquoise et la vie est douce. On bouge au Nakalmal au coucher du soleil pour boire un kava, boisson traditionnelle locale a base de racine, la soleil se couche au loin embrasant le ciel, et les vagues disparaissent de la vue pour devenir une reposante melodie qui berce nos oreilles.
Lundi matin, je fais mon sac et prend le bus de brousse en direction du parc national de la riviere bleue. Le chauffeur connait tout le monde et le bus au comfort tout a fait relatif devait surement appartenir a l'armee rouge dans les annees 80. On me pose au bord de la route ou commence le GR1, sentier de randonnee de 3 jours a travers la brousse. Je me pose sur un rocher, deguste un morceau de saucisson avec une baguette (magique apres la nourriture NZ), le soleil tappe, et la je me demande si y a un endroit au monde ou je souhaiterais etre plus qu'ici.. non
En nouvelle caledonie, la particularite de la terre est sa couleur rouge, variant du noir le plus profond au rouge des terrains de rolland garros. Et le contrast de cette terre rouge avec la brousse verte est incroyable. Mon sandwich fini, je suis pret a partir, me baisse par terre, prend de la terre et la frotte entre les mains, porte les mains a mon visage pour sentir cette odeur forte et minerale, sauvage et indomptee. Et tel un gladiateur, je regarde au loin vers ce chemin aux milles lacets. Quelques averses de pluie tropicale, des toiles et des araignees geantes sur le chemin, une chaleur etouffante, un suage en folie et une derniere averse plus loin, j'arrive au refuge. Personne, je suis seul et n'ai rencontre aucune ame qui vive. Ici le temps change rapidement, une averse de 5 minutes suffit a vous tremper jusqu'aux os, et les 5 minutes de soleil suivantes auront eu le temps de vous secher (donnant souvent lieu a d'ephemeres arc en ciel). J'arrive fatigue, plente ma tente et fais le tour du camping. Une riviere coule juste a cote, j'enfile le maillot et je me retrouve dans l'eau fraiche et ressourcante. Le decors de brousse fait penser aux reportages sur les anacondas et les crocodiles qu'on peut voir a la tele, et meme si c'est sans danger ici mes pensees vont sur ces grosses betes comme vers les grand blancs dans l'ocean. Je sors, mange un coup, le ciel s'etoile, je l'admire et vais me coucher.
Mardi, rebelotte, des araignees sur le chemin d'une taille a me faire perdre tout mon bronzage d'un coup, rouges, jaunes, rayees... Le temps est couvert et donc plus frais et vivable. Au bout de quelques heures de marche, je longe une riviere tranquillement pour m'appercevoir qu'elle se transforme en chute d'eau juste en dessous. Je fais quelques pas en cette direction pour decouvrir un petit coin de paradis: une chute de 6 metres de haut, au milieu de la brousse, qui forme une piscine naturelle a sa base avant de reprendre son cours. Il fait chaud, j'ai deja du suer 3 litres d'eau, je me pose pas de question et descend. Je plonge dans l'eau tiede, me met sous la cascade, nage un moment et une fois de plus me demande si y a un autre endroit au monde ou j'aimerais etre. Je souris, remplis une gourde, memorise mentalement la beaute de l'endroit et je repars. Je passe par d'anciennes mines a ciel ouvert, derniers vestiges des anciens bagnes francais, et apres une grosse journee de marche et m'etre perdu sur les derniers kilometres, j'arrive a destination, Prony. De la, je compte faire du stop pour retourner sur Noumea car a 6 heures du mat le lendemain, j'ai un bateau pour partir sur l'Ile des Pins. J'arrive donc, je croise deux maisons rudimentaires et poursuis sur un chemin de terre. Je prend la rue suivante, 3 autres maisons, et plus rien. Je me demande quand fini cette petite banlieue et commence la ville quand je realise que je viens de la traverser. Prony, c'est 15 maisons a tout casser, pas ame qui vive, rien... sauf un touriste creve par 2 jours de marche qui compte faire du stop, moi.
Faut que je reflechisse, je me pose par terre. La, il faut se dire que je suis a 40 km de la prochaine ville et qu'elle peut etre de la meme taille, j'ai de la nourriture pour un repas au max et j'ai mes gourdes d'eau vides. Parti comme c'est, inutile de faire du stop ici, il faut que je m'en sorte par moi meme car il peut n'y avoir aucune voiture qui me prend pendant plusieurs jours. Je regarde ma carte, la prochaine intersection de la route est a 2 heures de marche environ, et j'en fais mon prochain objectif. Y aura pas d'eau sur le chemin et je remplis mes gourdes au ruisseau. Je met mon sac sur le dos et repars. J'arrive au milieu du village, pret pour une autre aventure qui s'annonce assez folle, quand je croise quelqu'un. Short et chemise, lunettes de soleil et gel dans les cheveux, il est pas local. On parle 2 minutes et je lui decrit ma situation, c'est un touriste qui croyait que Prony (joliment decrit dans les guides il est vrai) etait "the place to be" et il est grandement decu. Il retourne sur Noumea directement et me prend. J'arrive dans la capitale 2 heures plus tard, miracule.
Il est 7 heures du soir, tout le monde a l'auberge s'apprete a partir a la Bodega car c'est le dernier soir de Melanie qui va rentrer en Metropole. J'avale un plat de pates, me douche et me retrouve acoude au bar de la Bodega a boire de la sangria. La soiree passe aussi bien que la boisson et a minuit, ca ferme. On sort tous et on met Melanie a l'eau, on s'y met tous et pendant le quart d'heure qui suit, tout le monde se coule joyeusement. On est une dizaine, ca vanne et ca coule a tout va. Un truc assez incroyable c'est le plancton fluorescent. En nageant dans l'eau on derange du plancton qui fait une sorte de lumiere en bougeant, si bien que quand y en a plein autour de soi, tout mouvement dans l'eau s'illumine, c'est assez surrealiste. magnifique.
J'ai pas le temps de comprendre ce qui m'arrive que mon reveil sonne. Mercredi, 5 heures du mat, je me reveille pour chopper mon bateau... qui finalement ne part pas pour raison technique. Il est a quai pour plusieurs jours donc pas moyen de rejoindre l'Ile des Pins. Mode zombie on : je retourne au lit. Finalement je me leve et file chez Air Caledonie et prend mon vol pour l'apres midi meme. Direction l'ile des pins. Un flic en civil nous prend en stop avec une autre fille de l'auberge qui part sur les iles egalement, et pendant tout le chemin il nous raconte sa vie privee. Un mec qui se confie aux inconnus comme ca, j'ai toujours admire et c'est songeur que j'arrive a destination apres 20 minutes de vol ou les ilots de sable au milieu de la mer de corail ont defiles sous moi. L'ile fait 20 kms par 15, que de la brousse au milieu et des plages de sable blanc avec cocotiers et mer incroyable... le paradis. Je me fais prendre en stop par les jardiniers de l'ile, je monte dans la bene au milieu des feuilles de bananiers et j'arrive au camping, au bord de la plage magique. Je me beigne, plente la tente et rencontre Virginie et Murielle, l'une vivant ici depuis quelques annees l'autre etant venue la visiter. Le soleil descend dans le ciel, elles avaient prevu l'apero et on file a la plage regarder le ciel rougeoyer. L'impression de vivre dans une carte postale, on se raconte nos aventures respectives et la soiree commence. On retourne au campement, une famille est la et a fait le feu, je fais chauffer l'eau, les noodles sont pretes et on refait le monde. Une noix de coco coupee, un camembert chauffe a la braise et mange en fondue, fromage et dessert, on est les rois du monde.
Le lendemain, j'ai des problemes de tunes. J'avais pas pu tirer en partant de noumea et je suis a sec. Je me leve a 6 heures pour marcher une heure chercher une baguette dans une boulangerie de brousse au milieu de nul part, petit dejeune made in france et je file en ville pour tirer de l'argent. Vao, ville principale, c'est un peu comme Prony... Y a rien. La banque (si si, y en a une... enfin y parrait) ouvre tous les jours a des horaires different, et une fois que je l'ai trouvee, je realise que j'ai 3 heures d'avance sur l'horaire d'ouverture du jour. Je file donc a la plage, decouvre l'ile et ses pecheurs qui levent leurs filets sur des pirogues traditionnelles, vais voir des totems kanaks et finalement j'arrive a la banque et peut tirer de l'argent. Je rentre en stop, me fais prendre par un vieux monsieur et sa fille. La fille me reconnais, on etait dans le meme vol, elle vient de revenir sur l'ile de son enfance apres avoir passe 28 ans a l'etranger. Je veux en savoir plus mais le pere me fais comprendre de pas pousser le sujet, j'arrive au camping. Je vais me baigner, sieste au soleil et l'apres midi passe. La soiree est a l'image de la precedente, chaleureuse et conviviale.
Vendredi, direction la piscine naturelle, on fait du pouce avec les 2 filles pour y aller. On traverse l'ile en Logan et on arrive. La piscine naturelle, c'est un bras de mer protege du reste, 4 metres de fond au maximum, 100 ou 200 metres carres a tout peter... avec du sable et des rochers, c'est le paradis des poissons! En mettant la tete sous l'eau, suivant les endroits, on a 20 a 50 poissons devant soi!! C'est completement incroyable, ils sont de toutes les couleurs et n'ont pas peur de l'homme. On passe notre matinee la bas a regarder les poissons avant de retourner chez Regis, camping / resto du coin. On boit une One (biere locale) bien fraiche et les filles prennent un bougna, plat traditionnel cuit dans la terre en feuille de cocotier, un regal. Elles ont leur avion dans l'aprem et partent, je plante ma tente et retourne a la piscine naturelle. Le soleil disparait petit a petit, et a ce moment la je ne le savais pas, mais je ne devais plus jamais le revoir sur le sol neo caledonien. Le temps change et les nuages arrivent. J'ai pas de masque de plongee et je cherche des touristes pour en emprunter un. Je tombe sur 2 kanaks super cool avec qui je m'asseois dans le sable et on parle une bonne partie de l'apres midi. Ils bossent a l'hotel meridien du coin, marrant de se dire qu'ici y a 2 facon de dormir, sous tente pour 10 euros ou au meridien pour 500 euros la nuit! J'etais passe a l'hotel pour leur emprunter un masque mais sans succes, leur en parle et ils m'en garantissent un le lendemain. L'apres midi se fini, on se separe et je rentre au camping, j'allume un feu, fais cuire mon repas en mode robinson crusoe et me couche.
Samedi, reveil aux aurores, je file au meridien apres avoir plie ma tente et Francois, le kanak serveur rencontre la veille, me file un masque. Je passe les 2 heures qui suivent a nager et devient de temoin de ce monde marin fascinent. Les poissons clowns se frottent aux anemones, les oursins se reposent au fond (gros comme des balles de hand balls, aux epines d'une 20aine de cm de longs), les gros poissons chassent les petits, un de ces trucs-plein-d'epines-qui-gonfle-quand-il-a-peur vient me voir curieux, je me fais pincer par un petit poisson multicolore qui garde jalousement son territoire et me fonce dessus a plusieurs reprises, un banc de poissons hauts et plats, jaunes et blanc, enorme, me contourne, un petit poisson rentre dans son trou pour en ressortir 2 secondes plus tard et y rerentrer pour mieux eternelement recommencer... Je connais pas les noms, mais j'ai vu des poissons incroyables. Le temps etant a la pluie, les fortunes hotes du meridiens ne sont pas sortis et je suis completement seul dans cet aquarium incroyable, moment magique. Je sors enfin, vais rendre le masque en passant par une foret de mangrove et de cocotiers aux crabes enormes, et vais manger un morceau. Je pars pour l'aeroport en avance, et marche la bas, passant visiter une grotte d'un bref detour. J'arrive avec 2 heures d'avance a l'aeroport prendre mon vol, une heure suffisait mais j'ai marche plus vite que prevu. Aucune voiture dans le parking, c'est bizarre, j'arrive devant les portes pour les trouver fermees... Pas ame qui vivent, aeroport ferme, pas une habitation a moins de 5 kms, je suis seul! 20 minutes passent, rien. J'avais pas pu tirer beaucoup d'argent et j'ai de nouveau rien, pas de nourriture non plus et rien aux alentours si ce n'est un aeroport ferme! 30 minutes, un scooter arrive. Je vais voir le type qui me dit que l'aeroport ouver 45 minutes avant chaque vol uniquement... Ici c'est la brousse, le bout du monde. Finalement tout se passe bien, meme pas de controle des bagages a main, j'aurais pris une bombe et une K74 avec moi si j'avais su. En vol dans les nuages, ma vision petille! Je connais trop bien ce symptome, y a pas de doute la dessus, et dans 30 minutes je vais avoir une migraine ophtalmique carabinnee! une annee que ca m'est pas arrive, mais je suis sur que c'est ca. L'avion atterri, je prend mon sac, mon bus et arrive a l'auberge avec un mal de crane horrible. Je file me coucher et ferme les yeux sans pouvoir dormir, comme si un alien voulait sortir de mon front. 9 heures du soir, je me reveille, Cyril et Seihii (made in Swiss & Japan) viennent d'arriver en nouvelle caledonie et debarquent dans la chambre, ils sont d'humeur a sortir, je reprend mes esprits, mange un plat de pate et on sort. Il pleut une pluie tropicale a tout mouiller et on trouve un lift pour la Bodega. J'y retrouve Virginie de l'Ile des Pins qui connait le DJ et est la avec des amis, la moitie de l'auberge est la, j'ai l'impression de connaitre ce bar depuis toujours. Les One s'enchainent, j'offre un vodka mango a Cyril et on boit a son arrivee, la musique ragga fais bouger nos tetes et apres un moment on file au Barberousse danser le zouc. La chaleur est etouffante dedans et il pleut des cordes dehors, mais on danse, 8 of us, toute la nuit. 3 heures du mat, creve, on se fait une mission pour rentrer sous la pluie. On a 30 minutes de marche a faire, et au bout de 5 on est trempes jusqu'aux os. Mais la pluie est chaude et on marche dans la nuit, au rythme tropical de cette pluie qui ne s'arretera plus.
Dimanche matin, deja vu. Comme la semaine derniere, c'est mission supermarche en mode zombie, et le pack de pates achete. Il pleut toute la journee, on est une 15aine de jeunes a l'auberge, les ping pong s'enchainent, les cartes de tarots tappent la table et on discute de rien et de rien. La journee repos passe, premiere journee calme dans ce pays de fou. Et lundi rebelotte, la pluie n'a pas cesse depuis samedi soir, je sors quand meme au musee et voir une eglise entre deux averses, revient trempe pour mieux glander la bas. On est un petit groupe et ca suffit a faire passer les heures. Le soir, mon dernier, Anne Sophie et Faustine, deux anciennes de l'auberge qui sont maintenant en coloc nous invitent chez elles pour une soiree rythmee par la One et la 16, il pleut, toujours. On refait le monde une derniere fois, et une fois de plus je m'apprete a quitter un groupe d'amis avec qui j'aurais passe des moment memorables. Le lendemain 5 heures je me reveille pour partir sur Tontouta et revenir chez moi. Auckland, New Zealand, home.
les photos vont bientot debarquer, nettoyez vous les yeux va ca faire mal